Petite Histoire de l’Informatique

Sur les quatre milliard d’années d’existence de notre planète, toutes les espèces connues datent de moins de cent million d’années, l’homme de moins d’un million d’années, le plus ancien dessin sur la paroi d’une caverne de 30 000 ans. Il y a 500 ans, l’invention de l’imprimerie accélérait la diffusion du savoir. 200 ans nous séparent de la machine à vapeur qui provoqua la révolution industrielle. Avec ses 60 ans, l’ordinateur fait figure de jeunot. Et pourtant quelle comparaison possible entre :

  • Le premier ordinateur (30 tonnes, 140 kilowatts, quelques milliers de positions mémoire, 330 instructions par seconde)
  • Le premier micro processeur Pentium en 1993 (quelques grammes, 25 watts, 8 à 32 Méga-octets de mémoire adressable, 100 millions d’instructions par seconde)
  • Le i3, architecture Nehalem, en 2010 (quelques grammes, 73 watts, 3 niveaux de cache L1-2-3; 1 à 8 Giga-octets de mémoire, 2 cœurs / 4 thread, entre 612 et 2448 giga instructions par seconde)

Si nous concentrons notre attention sur les dimensions technologiques de l’évolution de l’informatique nous pouvons affirmer que lorsqu’il a été inventé, l’ordinateur était une curiosité de laboratoire. Au début des années 50, une étude de marché d’IBM restée célèbre évaluait le marché mondial à une cinquantaine de machines. Aujourd’hui, les 271 millions d’ordinateurs installés dans le monde[i] démontrent qu’il serait inconcevable de s’en passer dans la civilisation industrielle contemporaine. Depuis 1995, il se vend dans le monde plus de PC que de téléviseurs. La manière dont l’informatique a révolutionné l’activité intellectuelle et économique n’a pas d’équivalent dans d’autres domaines. Une description purement statique des techniques et des résultats est donc totalement insuffisante pour comprendre l’informatique. Une vision dynamique s’appuyant sur les grandes tendances de l’évolution est indispensable pour appréhender ce qui va se passer même à très court terme.

Simultanément aux technologies de l’informatique et des télécommunications les modes de partage de l’information et des connaissances ont évolués. En effet, pendant la renaissance nous assistons au développement de l’imprimerie, suivi pendant la période des lumières et le XIXème siècle du développement de la presse écrite. Le processus que l’on observe est donc l’enchainement d’une découverte dans les sciences fondamentales suivie d’applications technologiques accompagnant un partage de la connaissance par de nouveaux moyens techniques.  L’informatique permet aujourd’hui de numériser les informations et de les traiter. D’autre part, les nouveaux moyens de télécommunication facilitent l’échange et la diffusion de la connaissance. Ces nouvelles technologies changent donc profondément la vie au quotidien des citoyens, le fonctionnement des entreprises et des états.

C’est en raison de la complexité de ces évolutions qu’un ingénieur, quel que soit son domaine d’intervention, doit maîtriser les concepts sous-jacents de l’informatique, ceux qui marquent les différences profondes entre les technologies actuelles, passés et futures, ainsi que les différentes notions relatives au sens et à la correction des évolutions. Cette culture informatique lui sera bien sûr nécessaire s’il réalise, dirige, ou contribue à diriger des développements informatiques, mais elle le sera aussi lorsqu’il aura à évaluer des éléments techniques ou à participer à des prises de décision stratégiques impliquant des choix d’orientation.

Je tiens à remercier tout particulièrement un article de Jean-Paul Figer (http://www.figer.com/publications/evolution.htm) dont le travail est très largement repris ici. J’espère seulement avoir réussi à étendre son propos.

Passionné d’informatique depuis très longtemps je tiens à me souvenir des évolutions fulgurantes de ce domaine. J’aime aussi à le rattacher à ce qui le précède et aux technologies qui ont succité son avènement. Si vous aimer l’histoire je vous invite donc à lire le document que vous pouvez télécharger directement.